dimanche 7 septembre 2008

Pour la petite histoire, jeudi matin j'ai accroché ma thermos par-dessus mon cartable sur mon porte-bagage et roulé crânement jusqu'à l'école, où j'ai constaté alors que j'avais de l'eau jusque dans mon cahier journal et je ne pouvais même plus tourner les pages de Petit ours va à l'école. (Quel symbole, hein.)
Oui, ma thermos fuit, c'est la plusse grosse loose du monde, je suis toute désespérée, je veux mourir.

Sur ce, je vous laisse, j'ai du monde (et du beau).

mercredi 3 septembre 2008

Si vous me cherchez...

...je suis là dessous

J'ai les doigts qui collent et l'odeur du plastique dans les trous de nez, mais je leur ferai la peau, jusqu'au dernier.


Et merci à tous mes zamis qui m'ont dit que la thermos dont j'avais publié la photo elle était trop chouette et girly, je peux dire maintenant que ça n'était pas la mienne (et encore moins celle d'une de mes collègues, ça va pas la tête? mais une photo vulgairement gougueulisée), parce que maintenant, tenez-vous bien, j'en ai une à moi pour de vrai


taaadaaaam!!

je sais qu'elle a comme un air tristoune, mais je compte la customiser avec des étiquettes genre "breuvage réservé, pas touche minouche", et "attention, aphtes + gingivite purulante" (si vous avez des idées, je prends.)
On a l'esprit Chacun sa thermos ou on ne l'a pas.

Et comme je vous aime bien, en exclusivité pour vous, les premiers mots doux reçus par ma collègue le jour de la rentrée de la part d'un tout petit, 2 ans et demi au compteur donc, qu'elle voulait consoler (circonstance atténuante, il est vrai: il avait du chagrin):

-Casse-toi, bâtard!

(elle s'est fait répéter pour être bien sûre.)

mardi 2 septembre 2008

mes 7 (bonnes) résolutions pour l'année scolaire à venir

1) je vais à l'école à vélo ( viii viii, vous n'avez pas la berlue. Enfin, sauf pluie, neige, verglas, vent, brouillard, trop grand froid, trop grosse chaleur, fatigue ou pas l'courage, bien évidemment.)

2) je fais les séances de motricité en même temps que mes élèves, je sors les trottinettes pour la récréation en serrant les fesses et en contractant autant que faire se peut toute la graisse agglomérée qui me tient lieu d'abdos.

3) je n'oublie pas ma montre, mon sifflet, mon fouet, mes chaussons de gymnastique, mon cartable, ma bouteille thermos, mon doudou pour la sieste et les petits coups de blues.

4) je montre l'exemple en toutes circonstances: je ne me cure pas le fond du nez, même discrétos, je ne me gratte plus jamais les fesses en réfléchissant, je ne soupire plus très fort en fumant par les trous de nez pendant les réunions.

5) je fais bonne figure aussi à la cantoche, même quand c'est choux rouges/langue de boeuf à la sauce piquante, je reste aimable avec les dames même si j'ai encore payé 3€95 pour ne manger que du pain.

6) Je préviens mes collègues dès jeudi matin que je souhaite qu'on ne prononce même plus le nom de *Sarkosy*, ni celui de *Darcos*, même pour de rire, ni en récré ni en réu ni ailleurs ni jamais, ça nous fait trop mal, ça nous rend mal poilues et après on s'en prend aux gosses.

7) le soir à la maison je ne commence pas à zieuter ma collection de photos de George avant que ma classe soit parfaitement préparée pour le lendemain.

lundi 1 septembre 2008

Thermos party.

Cette année, tenez-vous bien, je travaille dans une école où il n'y a pas de cafetière ni de théière et encore moins de salle de festivité commune, mais où "chacun apporte sa thermos le matin dans sa classe, c'est plus pratique comme ça, tu vois".

L'ambiance de folaïe à l'école Chacun sa thermos, quoi.

dimanche 31 août 2008

La vie hors connection.

Au propre comme au figuré, parce qu'entre la Madame de chez Leneuf et moi c'est désormais la haine au fusil, elle peut venir me faire la danse du ventre que je lui pardonne même pas;
et parce que c'est aussi le grand stress annuel à l'approche de vous savez tout de suite quoi rien qu'en allumant votre télé quand vous tombez sur la pub MA*E ou POUX*IT.

Avec la rentrée en 6ème de Brisefer, vous y croyez, vous? moi j'y crois toujours pas, et Van Gogh n'en croirait pas son oreille non plus.

Avec aussi une folle promesse faite à copine Zaza de l'accompagner une fois par semaine à la pistouche. Je sens que je vais payer ça cuir et poil, je ne dis que ça.

Avec pour aromatiser l'ensemble un quittage de la plusse chouette école du monde avec des collègues qu'elles et moi on était 4 coeurs dans la même culotte, pour un arrivage dans une usine école de 10 classes avec des collègues que certaines d'entre elles, quand je leur ai serré la main en les rencontrant pour la première fois fin juin, j'ai cru voir dans leurs yeux comme une serpillière sous prozac, je vous jure. (Pis ce jour funeste de juin, j'ai appris que plusieurs d'entre elles faisaient les récrés à des heures différentes pour ne pas avoir à se croiser, et ça, c'est l'ambiance que j'aime, vous vous doutez bien. Pis aussi que dans cette école ils aimaient bien les réunions à répétition et à rallonge pour se regarder dans le blanc des zoeils -en chien de faïence et entre serpillères sous prozac, donc.)

Mais comme j'ai décidé d'être toute positive attitude, j'ai décidé de ne pas me plaindre.
Pas trop, en tous cas.
(Ceci dit, vous pouvez le faire en commentaire, hein.)

Allez, c'est pas tout ça, mais: A la rentrée de ceux qui en ont! (c'est sincère, quoique désespéré)*.


* De toutes façons, j'ai comme l'impression que Puceminus les trouve trop longues, ces grandes vacances, puisque pas plus tard qu'hier soir, elle m'a demandé si "Quand elles seront finies, les grandes vacances, est-ce que tu seras vieille???"

mercredi 27 août 2008

Ça lui a fait d'belles jambes.

Parce que je n'y résiste pas.

un soir d'été, donc: "ouh ouh Bellzouzou, je crois que j'ai été piqué par kekchose là derrière le genou, regarde voir tu veux? ça me gratouille et ça me chatouille, tu crois que c'est grave? si ça se trouve c'est une guêpe; il y a trois traces de piqûres tu dis? alors c'est peut-être trois guêpes. ou un taon. Ou trois taons qui sait? ah misère de misère et moi qui suis allergique qu'est ce que je vais devenir regarde c'est déjà tout gonflé là, non? rhalala ça y est c'est tout chaud, touche c'est tout chaud, c'est tout chaud, hein? Tu crois qu'il faut que je voie le docteur? ah non mais c'est pas vrai ça gonfle encore, et c'est chaud, mais chaud....." (j'abrège ici, vous avez saisi l'ambiance, je pense.)

C'était terrible, hein.

lundi 25 août 2008

Le terrible two.

[A ces mots, les mères de famille normalement constituées se seront enfuies avec des cris stridents et en contractant du périnée, mais revenez vite, ce n'est pas de ce terrible two-là que j'cause.]

Nan, je fais juste allusion au terrible two affreux mois de congés d'été où tout est mort sur la blogotruc, où il y en a des qui ne sont pas là, des qui sont revenus mais qui vont repartir, des qui sont là mais qui font le mort pour le principe, des qui bossent ou qui font semblant on n'est pas des bêtes, allez, je sais ce que c'est de faire semblant de bosser.

Bref, y en a pas un qui voudrait donner des nouvelles durant le terrible two et le pas un, je le comprends.

Pis s'il s'en trouvait un quand bien même, ça serait mort de toute façon, parce que l'unique et dernière connection de Mamie Charlotte de Pissottes (85) c'est pas celle qui mène au ternet haut débit, si vous voyez ce que je veux dire.

De toute façon, ça n'est pas bien grave, vu que personne n'a fichtrement rien de rien à dire encore pire que d'hab', si ce n'est que se retirer le sable d'entre les doigts de pieds c'est pénible à la longue trouvez pas? et que bon sang mais qu'est ce qu'il y a comme guêpes c't'année ça serait encore un coup du réchauffement climatique que ça ne m'étonnerait pas.

Mais réjouissez-vous bonnes gens parce que le terrible two est bel et bien fini, et l'homo blogens est de retour, tout bronzé ou tout pelé du nez comme moi, c'est selon.


[Et pour la petite histoire, ceux qui attendent avec un sadisme non dissimulé le récit circonstancié de nos habituelles infortunes estivales, j'ai le regret de vous annoncer que cette année hélas fut un cru très médiocre. On a bien cru qu'à part une allergie géante de l'Ours en réaction à trois petites piqûres d'on ne sait quoi derrière le genou qui lui firent tripler la cuisse de volume (c'est bien simple: elle était devenue presque aussi grosse que la moitié de la mienne), ça serait la dèche sèche.
Fort heureusement, Puceminus qui a le sens du dévouement (et de surtout de l'Aventure, elle tient ça de sa mère, je crois) a rattrapé le coup ni une ni deux, histoire de sauver nos statistiques familiales: en s'approchant d'un peu trop près pour voir une grosse vache au sens propre, les deux mains sur la clôture électrique genre, tchiiiic tchiiiiic ça a fait; et parce que deux précautions valent mieux qu'une, en se grisant l'insisive supérieure lors d'une chute, ce qui ternit son resplendissant sourire plein de dents et m'a contrariée pour l'éternité au moins.
Mais bon, je me suis consolée en me disant que c'était toujours ça à se mettre sous la dent, huhu.]