Oui, ma thermos fuit, c'est la plusse grosse loose du monde, je suis toute désespérée, je veux mourir.
Sur ce, je vous laisse, j'ai du monde (et du beau).
...je suis là dessous
1) je vais à l'école à vélo ( viii viii, vous n'avez pas la berlue. Enfin, sauf pluie, neige, verglas, vent, brouillard, trop grand froid, trop grosse chaleur, fatigue ou pas l'courage, bien évidemment.)
2) je fais les séances de motricité en même temps que mes élèves, je sors les trottinettes pour la récréation en serrant les fesses et en contractant autant que faire se peut toute la graisse agglomérée qui me tient lieu d'abdos.
3) je n'oublie pas ma montre, mon sifflet, mon fouet, mes chaussons de gymnastique, mon cartable, ma bouteille thermos, mon doudou pour la sieste et les petits coups de blues.
4) je montre l'exemple en toutes circonstances: je ne me cure pas le fond du nez, même discrétos, je ne me gratte plus jamais les fesses en réfléchissant, je ne soupire plus très fort en fumant par les trous de nez pendant les réunions.
5) je fais bonne figure aussi à la cantoche, même quand c'est choux rouges/langue de boeuf à la sauce piquante, je reste aimable avec les dames même si j'ai encore payé 3€95 pour ne manger que du pain.
6) Je préviens mes collègues dès jeudi matin que je souhaite qu'on ne prononce même plus le nom de *Sarkosy*, ni celui de *Darcos*, même pour de rire, ni en récré ni en réu ni ailleurs ni jamais, ça nous fait trop mal, ça nous rend mal poilues et après on s'en prend aux gosses.
7) le soir à la maison je ne commence pas à zieuter ma collection de photos de George avant que ma classe soit parfaitement préparée pour le lendemain.

Au propre comme au figuré, parce qu'entre la Madame de chez Leneuf et moi c'est désormais la haine au fusil, elle peut venir me faire la danse du ventre que je lui pardonne même pas;Parce que je n'y résiste pas.
C'était terrible, hein.
A ces mots, les mères de famille normalement constituées se seront enfuies avec des cris stridents et en contractant du périnée, mais revenez vite, ce n'est pas de ce terrible two-là que j'cause.]